le 9 septembre 2017
Avant de commencer réellement le blog, je dois vous annoncer une triste nouvelle: Babel est morte des suites d'un cancer foudroyant qui s'est déclaré ici et il nous a fallu, Hélèna et moi, la faire euthanasier. Ca a été un choc et il a fallu prendre une décision rapide. Elle laisse un grand vide d'aventures partagées et d'habitudes bien ancrées. Maintenant, je n'ai plus d'excuses quand je parle toute seule dans la maison! Elle a eu une bonne vie, elle nous a apporté beaucoup d'affection et de compagnie et je crois, et j'espère qu'elle n'a pas eu le temps de souffrir. C'est dans ce sens qu'on a décidé, devant l'inévitabilité de l'issue, de lui éviter de souffrir.
https://www.youtube.com/watch?v=R38T_5GwDt4 copier et coller le lien, je n'ai pas réussi à le faire fonctionner :(
Décidée (presque) dès mon départ de Norvège en juin, mon arrivée a eu lieu le 16 août.
J'avais des problèmes de GPL avec ma voiture et le garage l'a gardée longtemps car ils n'ont pas réussi à identifier d'où provenait le souci. Finalement ils ont changé ceci, et puis cela et me l'ont rendue un jour avant la date de mon départ. Le temps de démonter mon vélo, de trouver quelle sera sa meilleure place dans la voiture, sans gêner Babel, sans boucher trop la visibilité et aussi en laissant de la place pour les bagages, dont trois caisses d'affaires pour Hélèna et me voilà partie, mercredi 16 août. J'ai rendu visite à mon frère Michel, j'ai été hébergée chez mon frère Alain et j'ai retrouvé une amie, Véronique, jeudi 17 pour l'emmener en Allemagne où vit son fils, Rémi, et sa copine. La date de départ avait été déterminée par la date d'anniversaire de Rémi. Nous voilà parties, on a toujours beaucoup de choses à se raconter et le voyage, bien que long, a passé assez vite, malgré les embouteillages et la pluie battante par moments. On a pu constater les limites du GPS quand on a suivi des panneaux de déviation pour travaux pour sortir de l'autoroute. On attend toujours les panneaux pour revenir sur l'autoroute! et le GPS était impuissant le pauvre, puisqu'il voulait nous ramener à la sortie qu'on venait de prendre...
On est quand même arrivées, tard et fatiguées. Je suis repartie le lendemain après avoir fait un tour avec Babel. Direction la "sommer hus" de Jeannette et Jens un peu au nord de Copenhague. Ca m'a pris la journée. Il faut dire que je m'arrête assez souvent soit pour faire un petit tour avec Babel, soit pour faire un petit somme. Si on ajoute tous ces "petits" ça fait long quand même.
J'ai passé 3 jours ensoleillés avec Jeannette et Jens.
On a fait du vélo, on s'est baigné, on a mangé des fish'n chips au port,
et on a fait un bon repas avec leurs amis de longue date, Hans et Ronhild
Partie du Danemark le mardi matin, à 6 heures, je ne suis arrivée à Bergen que 24 heures après. Déjà, je ne roule pas vite, je m'arrête souvent, il a fallu attendre le ferry pour la Suède, les stations de GPL ne sont pas directement sur la route et il faut les trouver (!) et surtout, je me suis retrouvée à 11 heure du soir, à 200 km de Bergen devant un tunnel fermé.
Les travaux d'entretien se déroulant la nuit, les tunnels en travaux sont fermés. Les voitures et camions s'accumulent à l'entrée du tunnel et après un long moment (presque 3 heures ici), un convoi est organisé avec une voiture pilote qui nous emmène tous dans le tunnel. J'étais la première de la file, juste derrière le gyrophare, avec le privilège d'être "métronomement" et copieusement éblouie. On serpentait entre des amoncellements de rochers. De place en place, dans d'épais brouillards de poussière, des petits hommes et des machines énormes s'activaient et la route défoncée n'en finissait pas. Le tunnel faisait 10 km. J'avais l'impression, la fatigue aidant, qu'on était les survivants d'une catastrophe et que notre survie dépendait de ce foutu passage dans le tunnel. Et quand ça a été fini, ça a recommencé, il y avait un deuxième tunnel en travaux! mais il était moins long.
On est sortis du tunnel, il devait être 2 heures et demie et j'avais encore un bon bout de route à faire, sur une route à deux voies. Il m'a fallu laisser passer la vingtaine de véhicules qui m'avaient suivie dans les tunnels car ils conduisaient plus vite que moi. Quand les camion m'ont dépassée, je me suis dit que ce serait moins fatiguant de les suivre mais ils connaissaient sans doute bien la route et fonçaient autant que les voitures. Je me suis donc arrêtée pour un petit somme, et de petits sommes en petits sommes, je suis arrivée à Askoy à 6 heures et demie, plus de 24 heures après mon départ du Danemark.
Dès le lendemain, c'était la rentrée et les retrouvailles avec le professeur et les autres élèves. Cette année; comme l'an passé, nous avons cours trois jours par semaine avec le vendredi et le mercredi de libre.
Hélèna a trouvé un travail à plein temps et elle loue un petit appartement à 5 minutes de chez Nina et sa famille et aussi dans le voisinage de Kristin, son autre cousine.
Moment historique: Hélèna vient d'avoir les clés
et devinez où elle a acheté son canapé-lit?
Je ne suis donc pas perdue toute seule dans un pays lointain! Lors d'une de nos nombreuses incursions dans une "bruktbutikk" (recyclerie) avec Hélèna qui a besoin de meubler son appartement, je lis une annonce demandant des bénévoles. Je me porte volontaire. Je n'ai aidé qu'une fois, vendredi dernier. Ca s'est très bien passé: peu de travail, des conversations parfois laborieuses, et des gauffres avec le café. Que demander de plus... Il y avait 4 autres bénévoles et malgré mes difficultés à comprendre, ils ont tous fait un effort pour communiquer. C'est juste ce dont j'ai besoin. En plus, dans l'après midi sont venus à la boutique, en revenant de l'école, Nina avec ses deux enfants, Théo et Kian, accompagnés de Kristin.
A la rentrée, mi août, Théo a commencé la "grande école"
et Nina s'est livrée au devoir parental de couvrir les livres!
Tâche complétée par Théo qui décore les couvertures
J'avais entrepris de repeindre une façade de la hytte en juin. Je me suis attaquée à un autre côté de la maison. La principale difficulté tient au fait qu'il faut viser une période sans pluie. J'ai pu le faire il y a une quinzaine de jours mais il me reste les volets, ce qui peut se faire n'importe quand dans le garage de Jens. Les maisons ici n'ont pas de volets, ce qui est assez surprenant car surtout avant les fenêtres à double vitrage, ils auraient protégé du froid. Ces volets n'ont donc qu'une fonction décorative.
Autre projet, combien plus difficile: l'isolation du plancher de la hytte. Pour ça, le chef des travaux, c'est Jens.
On accède par une trappe dans la cuisine aux fondations de la maison. La hytte étant construite sur le flan de la montagne, les fondations sont de hauteur inégale: de 1,1m à 20 cm. Problème: comment accéder au côté le plus bas. Réponse: on n'y accède pas! mais à l'aide de planches on peut quand même parvenir à faire glisser la laine de verre jusqu'à la partie la plus haute de la montagne, là où l'espace est le plus petit. Ensuite Jens et moi soulevons les planches pour plaquer la laine de roche sous le plancher et à l'aide de baguettes de bois Jens fixe le tout aux poutres du plancher.
Voilà à quoi ressemble l'environnement de travail
Une idée de l'espace dont on dispose,
Le matelas vert protège la peau de mon
ventre quand je rampe vers le fond.
La baguette transversale maintient les planches
qui elles mêmes ont permis de
lever la laine de verre entre les poutres.
On voit assez bien la manière dont la laine de roche est maintenue entre les poutres.
Le bois clair: les poutres
Le bois foncé: les planches
Parmi mes bricolages du printemps, j'avais construit un nichoir pour des mésanges et j'ai décidé de le nettoyer pour le printemps prochain. Il a été occupé par une famille et maintenant il est vide. j'ai décidé de le nettoyer pour le printemps prochain.
Il y a déjà deux semaines que j'ai commencé le blog. Je vais le poster rapidement si je veux vous l'envoyer avant mon retour....
La suite bientôt
Parmi mes bricolages du printemps, j'avais construit un nichoir pour des mésanges et j'ai décidé de le nettoyer pour le printemps prochain. Il a été occupé par une famille et maintenant il est vide. j'ai décidé de le nettoyer pour le printemps prochain.
Il est très bien fait, surtout avec de la mousse










Salut Catherine
RépondreSupprimerCa fait toujours plaisir d'avoir de tes nouvelles. Il y a peu, un jour de pluie, j'ai travaillé quelques heures sur un futur voyage en Scandinavie. Bon, il s'agit de la Suède mais la Norvège ne tardera pas à suivre... J'ai prévu une halte à Copenhague de deux jours pour visiter la ville (ça vaut le coup?), puis un peu de camping sur la Côte Ouest de la Suède avant de traverser le pays pour visiter Stockholm. Nous finirions par un peu de camping sur la Côte Est. Toujours des campings au bord de l'eau bien sûr pour faire du canoë à voile (tiens, je vais t'envoyer quelques vidéos faites cet été...). Bon, ce voyage ne se fera que lorsque nous aurons pu nous acheter notre caravane pliante dont la rapidité de montage facilitera les nuits d'étape (2019 a priori). Il faudra d'ailleurs que je pense à revenir vers toi au moment où les choses se préciseront pour des conseils pratiques concernant le voyage.
Désolé pour Babel. Toujours un moment difficile. Et un énorme vide au quotidien: ça prend une sacrée place, ces boules de poils...
Bises. Frédéric